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Fuite de 367 000 données chez Nextcloud : le cloud utilisé par l'Éducation nationale française sous surveillance

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Une fuite de 367 000 enregistrements internes chez Nextcloud relance les interrogations autour du service de stockage utilisé notamment par le ministère de l'Éducation nationale français via Apps.education.fr, malgré l'absence d'impact déclaré sur les instances clientes.

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8 juillet 2026 à 13:49

Mis à jour le : 8 juillet 2026 à 13:55

par

FrenchBreaches

Une fuite de 367 000 enregistrements internes chez Nextcloud relance les interrogations autour du service de stockage utilisé notamment par le ministère de l’Éducation nationale français via Apps.education.fr, malgré l’absence d’impact déclaré sur les instances clientes.

Une fuite massive de 367 000 enregistrements frappe l’écosystème du fournisseur européen Nextcloud

Le fournisseur européen de solutions cloud Nextcloud a été confronté à une importante fuite de données internes après l’exposition publique d’une base Elasticsearch mal configurée contenant près de 367 000 enregistrements, soit environ 7,92 Go de données.

L’incident concerne des données internes de l’entreprise allemande à l’origine de la plateforme open source, largement utilisée en Europe comme alternative aux services américains de stockage et de collaboration en ligne tels que Google Drive, Microsoft OneDrive ou Dropbox.

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Parmi les fichiers exposés figuraient notamment des factures, des contrats commerciaux, des courriels professionnels, des documents techniques ainsi que des scripts d’installation développés pour certains clients de Nextcloud.

Le ministère de l’Éducation nationale français utilise Nextcloud via la plateforme Apps.education.fr

En France, la situation suscite une attention particulière puisque Nextcloud est utilisé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse au sein de la plateforme Apps.education.fr.

Le service permet aux personnels de l’Éducation nationale de disposer d’un espace sécurisé pour stocker, partager et synchroniser des documents professionnels. Accessible grâce aux identifiants académiques, il est présenté comme une solution respectant les exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Chaque utilisateur bénéficie généralement d’un espace de stockage de 100 Go, sauf choix spécifiques effectués localement par certaines académies ou collectivités.

Le service est notamment utilisé pour :

  • stocker et synchroniser des documents professionnels ;
  • accéder aux données depuis un ordinateur ou un appareil mobile ;
  • partager des ressources entre personnels de l’Éducation nationale ;
  • faciliter le travail collaboratif tout en garantissant la confidentialité des informations échangées.

Les données exposées concernaient des informations internes et des documents clients

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Les chercheurs à l’origine de la découverte ont identifié plusieurs catégories de données sensibles parmi les fichiers accessibles publiquement :

  • environ 71 000 fichiers PDF ;
  • près de 53 000 images PNG ;
  • plus de 23 000 fichiers Markdown ;
  • des factures clients et fournisseurs non chiffrées ;
  • des contrats commerciaux ;
  • des contenus de courriels professionnels ;
  • des scripts Shell et Python utilisés lors de déploiements chez certains clients.

Certaines factures contenaient notamment des adresses électroniques d’employés, des coordonnées d’entreprises clientes ainsi que des informations sur des partenaires technologiques.

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Des organismes publics allemands et plusieurs hébergeurs européens figuraient également parmi les entités mentionnées dans les documents exposés.

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Des scripts d’installation et parfois des identifiants techniques étaient accessibles

L’un des éléments les plus sensibles de cette fuite concerne la présence de scripts personnalisés destinés à faciliter le déploiement de Nextcloud chez certains clients.

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Selon les informations disponibles, certains de ces scripts contenaient des identifiants techniques ou des paramètres de connexion intégrés directement dans le code. Bien que ces éléments ne permettent pas, à eux seuls, de compromettre des infrastructures clientes, ils pourraient offrir des indications précieuses à des acteurs malveillants cherchant à identifier des vulnérabilités potentielles.

Nextcloud affirme que les serveurs des clients n’ont pas été touchés

L’entreprise allemande indique que l’incident résulte d’une erreur de configuration de son infrastructure d’hébergement interne et non d’une vulnérabilité affectant le logiciel Nextcloud lui-même.

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La base de données exposée a été sécurisée rapidement après son signalement et l’entreprise affirme ne disposer d’aucun élément démontrant une exploitation malveillante des informations publiées.

L’éditeur précise également qu’aucun serveur exploité par ses clients, partenaires ou utilisateurs n’aurait été compromis lors de cet incident.

L’affaire rappelle que la souveraineté numérique ne dispense pas des exigences de cybersécurité

L’incident rappelle une réalité souvent soulignée par les spécialistes : le choix d’une solution européenne ou souveraine ne constitue pas, à lui seul, une garantie absolue de sécurité.

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La protection des données repose autant sur la qualité des logiciels utilisés que sur la configuration des infrastructures, les procédures internes et les pratiques opérationnelles mises en œuvre par les organisations.

Pour les administrations françaises ayant fait le choix de Nextcloud, notamment le ministère de l’Éducation nationale ou encore le ministère de l’Intérieur, cette affaire constitue avant tout un rappel de l’importance des audits réguliers, de la supervision des infrastructures et du respect des bonnes pratiques de cybersécurité.

Selon Cybernews, la fuite concernait exclusivement des données internes de Nextcloud et aucune instance client n’aurait été directement compromise.

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